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Accueil > Reprendre > Focus - Réussir sa reprise d'entreprise à la barre du tribunal |
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Avant tout chose, le repreneur doit juger de l'intérêt d'une reprise : est-elle pertinente? Peut-il effectivement faire mieux que son prédécesseur? Y dégagera-t-il un bénéfice à long terme ? Si la mauvaise situation de l'entreprise est principalement due à une gestion inadaptée, le repreneur peut alors espérer lui offrir une seconde vie en y apportant davantage de rigueur et surtout une véritable vision. |
"Action, bon sens, psychologie, compréhension et intuition sont des qualités essentielles pour redresser une entreprise." |
L'arbitrage d'une reprise nécessite ainsi une collecte de données assez conséquente. Or, celle-ci n'est pas facile à réaliser pour un repreneur tant les informations sont généralement insuffisantes ou éparses. Il est donc important de rencontrer les administrateurs judiciaires, les représentants du personnel ou encore de faire appel à des avocats ou experts-comptables pour faciliter l'accès à l'information.
Défendre son projet
Une fois prise la décision de se porter candidat à une reprise, le parcours du combattant commence pour le repreneur qui doit convaincre de la viabilité de son projet.
Encore une fois, la négociation doit être plurielle et réunir toutes les parties autour de la table : Etat, fournisseurs, clients, collectivités locales...
Dans le cas d’une reprise à la barre du tribunal de commerce, convaincre le tribunal est l'une des parties les plus délicates pour le repreneur : son engagement doit être suffisamment motivé et solide. Il sera jugé notamment sur les critères suivants : le prix qu'il sera prêt à engager, le nombre d'emplois créés/sauvegardés.
Là encore, la relation avec les administrateurs judiciaires s'avère déterminante puisque les tribunaux s'appuient bien souvent sur les recommandations de ces derniers.
Réorganiser l'entreprise
Bien évidemment, une reprise d'entreprise ne s'arrête pas à la validation du projet du repreneur : celui-ci doit encore faire preuve de vigilance et d'une gestion réactive dès sa prise de responsabilité.
Quelques principes à garder en tête :
- réduire les intermédiaires : en externe, le nombre de sous-traitants, coûteux. En interne, réduire les niveaux de direction et favoriser des circuits plus courts ;
- connaître son environnement : les marchés, ses concurrents. En un mot, benchmarker ;
- recentrer l'activité : s'appuyer sur les activités et contrats les plus rentables et les collaborateurs les plus qualifiés ; mettre en place une comptabilité et une gestion réactives ; redéfinir si besoin les relations avec les clients et les fournisseurs.
- manager : communiquer en interne, rassurer les salariés et assurer le contrôle en interne.
Pour en savoir plus :
Consultez l'intégralité du dossier du Nouvel Economiste
Consultez le dossier de l'Institut Sage sur la reprise d'entreprise
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