Mis en ligne le 21/07/2010
Comment les PME peuvent-elles retenir leurs talents?
Face à la concurrence, les PME doivent se montrer de plus en plus vigilantes dans la gestion de leurs ressources humaines afin de conserver leurs meilleurs collaborateurs .
Dans son récent article, Mathieu Lahierre nous rappelle à cet effet qu'il existe des moyens de bien identifier les risques et de s'assurer une protection minimum (IE Love PME, 15/07/2010).
Quand la concurrence guette les talents
Difficile pour une PME de retenir ses talents lorsqu’ils sont approchés par les grands groupes. Pour éviter ce "pillage des ressources", il convient dans un premier temps de bien s'informer sur les armes utilisées par les recruteurs, pour mieux s'en prémunir.
Le recruteur utilise ainsi quatre leviers pour débaucher un salarié :
- l'argent : le salaire ;
- l'idéologie : l'image de l'entreprise et l'influence qu'elle engendre ;
- la contrainte : par exemple, faire licencier un salarié pour mieux le recruter ;
- l'ego : souvent lié à l'argent, il consiste à jouer sur la vanité des profils ciblés.
Comment se prémunir
Face à ce recrutement "agressif", Mathieu Lahierre insiste sur les deux axes principaux que les PME peuvent développer pour se protéger :
Il consiste à protéger son patrimoine.
Dans les faits : contrôler la circulation et la publicité des informations sensibles et confidentielles (organigrammes, plans de formations, les CV des collaborateurs...). Reste également l'aspect salarial : s'assurer de correspondre aux standards du marché en la matière.
Il s'agit avant tout d'un travail en interne et affichant des process de management clairs et lisibles afin de montrer aux salariés leur valeur ajoutée au sein de la PME. Cela passe notamment par des valorisations financières (participation : intéressement ou actions), le respect de l'équilibre entre la vie privée et professionnelle et plus globalement, toute démarche redonnant du sens au travail des collaborateurs et valorisant leur apport – et donc leur appartenance – à l'entreprise (voir notre article du 17/06/2010).