Mis en ligne le 04/06/2010
Quelle évolution pour l'investissement en entreprise ? 2 commentaires
Dans un récent billet, Jean-Philippe Martinez revient sur l'évolution du capital risque ces dernières années (Capital Social, 27/05/2010).
L'occasion de revenir sur les enjeux actuels du financement des entreprises et plus précisément sur le manque d'investissements et d'investisseurs.
Peu d'investisseurs pour peu d'investissements
Deux raisons principales peuvent expliquer le manque d'investissements dans les entreprises.
D'une part, le nombre d'investisseurs privés n'est pas conséquent: la France compte ainsi près de 4.000 business angels pour un montant d’investissements de 100 à 150 millions d’euros par an. En comparaison, le Royaume Uni en compte 30 000. La spécificité française dans le domaine s'explique en grande partie par l'environnement contraignant qui n’incite pas à l’investissement continu, notamment du fait de sa fiscalité (l'ISF par exemple, malgré les aménagements de la loi TEPA).
Deuxième raison, la volonté des investisseurs eux-mêmes, qui bien souvent refusent de prendre des risques pour de jeunes entreprises qui n'ont pas encore fait leurs preuves sur le marché et dont le besoin financier n'est pas assez important.
Stimuler l'investissement en sollicitant les bons acteurs
Les besoins restent donc importants mais l'offre insuffisante et c'est pourquoi J-P Martinez avance deux possibilités pour augmenter cette offre :
- Augmenter le nombre de business angels en incitant l'investissement privé à travers des dispositifs fiscaux plus lisibles ;
- Stimuler les sociétés de capital investissement : transférer la gestion des fonds publics à ces structures pour financer les phases d'amorçage selon des exigences de rentabilité moins contraignantes.
Dans un cas comme dans l'autre, il convient de relancer l'intérêt des investisseurs pour le financement d'entreprise, non sans garder en mémoire que le capital investissement finance très souvent des stratégies de rupture et que « lorsqu’on finance cela, on revendique le droit à l’erreur », comme le rappelle Jean-Louis de Bernardy, président de l'AFIC (voir notre article du 08/12/2009).
Pour en savoir plus :
Consultez l'intégralité du billet de Jean-Philippe Martinez sur son blog Capital Social
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L'investissement dans des entreprises jeunes est réalisé par trois types d'intervenants : les business angels, les fonds d'investissements privés et ceux à composante publique.
L'objectif de chacun est de faire une plus value; les différences se situent dans le niveau de risque acceptable (et accepté!).
Il est évident qu'un cadre fiscal attractif et pérénne est moteur de l'investissement en fonds propres par des personnes physiques grâce à la couverture implicite d'une partie du risque qu'il procure. Mais cela ne dispense pas d'une sélectivité des projets "jeunes" sur la qualité du projet et de son porteur.
Le porteur de projet doit absolument avoir une idée claire sur deux points :
1 - Que vais-je faire des fonds récoltés ? (c'est à dire à quoi vais-je les utiliser ?)
2 - Quelle étape de développement décisive vais-je franchir avec ces fonds ? Cette étape n'est pas nécessairement de réaliser des profits mais elle doit marquer une avancée du projet pertinente.

Luc - Le 04/06/2010 à 17:27
Luc Farriaux
Chef d'entreprise FL Partners
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Effectivement au delà de la mise en place de nouveaux outils de financement et d'une nouvelle dynamique afin d'irriguer d'avantage le flux financier vers les jeunes entreprises une réflexion doit être menée sur le développement interne des entreprises.
En effet le fait qu'il n'existe pas de Google, ni d'Apple à la Française ne s'explique pas seulement par un problème de financement.
La capacité à vendre et à viser un marché mondial dès le départ constitue une des faiblesses de nos start up.
Dans ce contexte la communauté des incubateurs et pépinières d'entreprises dont je fais parti doit également repenser les actions de formation et de conseil envers les entreprises.

jean philippe - Le 08/06/2010 à 13:41
jean philippe MARTINEZ
Directeur & Consultant Interfaces Pépinière d'Entreprises INNOVEUM et EOLE
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