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Accueil > Développement / Croissance externe > Emploi des seniors : fin des délais pour les PME

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Mis en ligne le 08/04/2010

Emploi des seniors : fin des délais pour les PME 2 commentaires


Le 31 mars a pris fin le délai qui avait été accordé aux PME pour mettre en place un accord de branche pour le maintien des seniors dans l'emploi (Chef d'Entreprise, 31/03/2010).

"Concrètement, les entreprises de 50 à 300 salariés qui n’ont pas conclu d’accord ou engagé un plan d’action, ainsi que celles qui ne sont pas soumises à un accord de branche étendu en faveur de l’emploi des seniors, doivent payer, à compter du 1er avril, une cotisation retraite supplémentaire. Elle représente 1% des rémunérations versées ou de la masse salariale pour chaque mois entier au cours duquel l’entreprise n’est pas couverte par un accord ou un plan d’action." (Chef d'Entreprise, 31/03/2010)

Les accords portent sur le maintien des employés de plus de 55 ans et sur le recrutement de salariés âgés d'au moins 50 ans.

A ce jour, 78 accords de branches et 26 000 accords ou plans d'action ont été conclus dans les entreprises de moins de 500 salariés.

La CGPME maintient pour sa part « son opposition de principe à une mesure contraignante et dangereuse », estimant même qu'à l'avenir une entreprise sera obligée de licencier pour payer la pénalité (CGPME, 01/04/2010).

Vous ou votre branche avez passé un accord pour l'emploi des seniors : quelles en ont été les conséquences? Vous avez profité du délai : pensez-vous vous passer des accords ou bien payer la pénalité?

Vos_commentaires (2)

Je comprends l’importance que peut revêtir nos réponses sur le plan statistique, mais avancer des chiffres sur qui se plie à l’incitation ou qui se prend le coup de bâton n’est pas mon propos.

Quand il y a un problème, on tente de trouver une solution ; mais il y a aussi des solutions qui constituent le problème, donc non seulement rien n’est résolu, mais en plus tout est aggravé.

Cela s’appelle l’ultra solution.

Tant que les pouvoirs publics de toute obédience s’obstineront à gérer l’emploi par catégorie d’âges, les jeunes inexpérimentés d'un côté, les séniors surpayés de l'autre, nous resterons à louvoyer dans cette impasse logique du système, en optant sur ce qui semble le moins risqué à défaut d'être le plus sûr.

L’entreprise haut lieu sociétal avant d’être économique est contrainte de prendre en charge et de résoudre les effets générés par un code du travail qui contient 2000 pages et que chaque année nos précieux législateurs continuent à faire grossir.
La surprotection sociale génère l'effet inverse du but généreux que ces lois sont sensées poursuivre.
Les piètres résultats obtenus à cause de ces harcèlements textuels prouvent que l’on va à l’encontre du principe de réalité.

Le principe de réalité serait une souplesse dans les procédures de licenciements, des salaires peu liés à l’ancienneté mais en rapport avec la valeur ajoutée qu’apporte le salarié quelque soit son âge, une « maintenance » des compétences au sein de l’entreprise grâce à de la formation continue, ces 3 mesures simples changeraient l’inertie de fait en une vraie dynamique où la responsabilité de chaque acteur serait vraiment en action.

« Et pourtant elle tourne » et pourtant ça marche en Suède comme en Finlande où des mesures dans ce sens ont été prises qui font que « 69% des 55 64 ans ont une activité professionnelle contre 37% en France qui détient le record d’inactivité des plus âgés".

Une solution qui marche c’est bien, mais il semblerait que la France et ses dogmatiques du grand Principe de Précaution ce soit mieux.

Merci pour ce point de vue éclairé et "éclairant" Christian!

Il semble en effet que les entreprises fassent souvent les frais de grandes litanies législatives lancées au gré des conjonctures économiques et politiques qui, bien loin de circonscrire le périmètre d'une problématique, l'élargissent sans réflexion approfondie.

Et pourtant: les solutions et les moyens d'avancer se trouvent au sein même de l'entreprise, avec (et non "pour") laquelle il faut apprendre à réfléchir et prendre des décisions.

Notre tradition analytique nous amène souvent à pérorer lors de débats sans fin que nous étayons tant bien que mal par quelques statistiques isolées sorties de leur contexte.

Hors, il nous faut justement "re-contextualiser" les problématiques: intégrer à nouveau l'entreprise comme acteur et solution de ses propres enjeux.

Pour qu'enfin, l'on puisse concilier la réalité d'entreprise (et quotidienne, en général) avec le cadre législatif: l'inspiration de l'un à l'autre ne doit pas se faire en sens unique.

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