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Mis en ligne le 01/04/2010

Presse et reprise d’entreprise : un manque d’informations 2 commentaires


Photo_phouillon
Pascal Houillon,
Fondateur de l'Institut Sage

Dans les Echos du 12 mars dernier, une page entière est consacrée à la transmission d’entreprise du point de vue du cédant. Les trois étapes – avant, pendant, après –  y sont détaillées dans tout ce qu’elles impliquent en termes financiers. Cet article est très riche en conseils et permet aux cédants d’avoir un aperçu précis de ce qui les attend sur le plan financier dès lors qu’ils auront pris la décision de vendre leur entreprise.

Pour autant, je continue de m’interroger sur la place de l’après-reprise du point de vue du repreneur dans le traitement de l’information sur la transmission / reprise d’entreprise. Pourquoi en parle-t-on aussi rarement ? C’est d’autant plus regrettable que c’est précisément à cet instant que le dirigeant cesse d’être accompagné et qu’il se retrouve isolé face à des décisions clés ! A quand une pleine page consacrée au repreneur devenu dirigeant dans Les Echos ?  La partie strictement financière de la transaction est certes incontournable mais elle n’est qu’un point de départ, un passage obligé pour le futur dirigeant. Une fois le repreneur aux commandes, c’est là que tout commence. Un tiers des reprises échoue dans les 3 ans qui suivent l’opération financière : ce n’est pas un hasard ! Le financement n’a jamais été et ne sera jamais le seul facteur de réussite d’une reprise ! Si nous voulons que nos entreprises reprises se structurent et se développent, c’est de ça dont il faut parler !

C’est pourquoi je ne cesserai d’alerter les acteurs économiques et politiques sur ces enjeux, que ce soit à travers mes prises de parole sur ce blog ou via l’Institut Sage que j’ai créé il y a presque deux ans dans l’objectif d’accompagner le développement des entreprises françaises. Retrouvez ici notre dossier consacré à la reprise d’entreprise.

Vos_commentaires (2)

Le financement est un facteur de faisabilité et donc sans lui il n'y a naturellement pas de reprise. Mais, Pascal Houillon a cent fois raison : faisabilité n'est pas réussite! Le financement mal qualibré peut d'ailleurs être facteur de risque et donc d'échec.
L'étape zéro d'une reprise réussie, c'est de vérifier que l'on est un entrepreneur et pas seulement un dirigeant. Les cadres de groupes dont généralement de bons dirigeants mais pas nécessairement de bons entrepreneurs or il est nécessaire de devenir un entrepreneur pour que la reprise d'une PME mène au succès.
L'étape zéro bis c'est de trouver une entreprise qui cadre avec un projet de vie et les compétences clefs du repreneur (et donc pas n'importe quelle "belle entreprise" rentable) et même s'il peut être aidé pendant cette phase, le repreneur doit être celui qui choisi et c'est encore mieux si c'est lui qui trouve sa "fiancée".
L'étape zéro ter, c'est de séduire le cédant et le convaincre que son entreprise sera entre de bonnes mains; c'est aussi de vérifier que le cédant est un vrai vendeur et en général s'il na pas de projet pour "après la cession" , il n'est pas nécessairement un vrai vendeur. A partir de ce point on peut faire entre la technique dans la danse.

200% d'accord avec toi Pascal sur la partie critique de l'après reprise...
J'entame ma quatrième année chez MDC et je confirme que la gestion de l'équipe et la communication du projet de reprise et de développement sont cruciaux.
Sans les financiers pas de reprise, sans les salariés pas de continuité de l'entreprise... et sans les clients pas d'entreprise du tout !¨
Etre repreneur ne s'invente pas, être chef d'entreprise non plus et être entrepreneur encore moins.

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