Mis en ligne le 31/08/2009
Se cantonner à son secteur, un avantage mais pas une nécessité
Dans sa dernière étude parue fin juillet - et largement reprise dans le dernier numéro du Repreneur - , l’Observatoire permanent des porteurs de projet révèle que 56 % de porteurs de projet envisagent de reprendre ou de créer une entreprise dans le secteur d’activité dans lequel ils exercent. La raison la plus fréquemment évoquée : une bonne connaissance du secteur promet une meilleure réussite de la reprise.
Selon l’étude de l’Institut Sage réalisée en Mars 2008, 42% des repreneurs font du secteur d’activité un critère de premier plan au moment de leur ciblage d’entreprise à reprendre (suivi de loin par la santé économique de l’entreprise - 14%).
Pourtant, il n’apparaît pas impossible de reprendre une entreprise dans un secteur inconnu, bien au contraire. Pour Laurent Berruel et Franck Fontaine (repreneurs de la société SOBA), nominés aux Trophées de la reprise en février dernier : « il ne faut pas hésiter à élargir sa recherche en dehors de son champ d’activité antérieur. Arriver avec un « oeil neuf » dans un nouveau secteur constitue plutôt un avantage. Il est plus important de bien maîtriser une fonction, la fonction commerciale par exemple, qui donne la connaissance de l’approche d’un marché, d’une clientèle, de ses concurrents ».
Finalement, ne serait-ce pas le potentiel du secteur dans sa globalité plutôt que le secteur d’activité dans lequel le repreneur a préalablement exercé qui l’emporterait sur la décision de reprise ou non d’une entreprise ?
Vous avez effectué une reprise réussie dans un secteur différent du vôtre ? Ou au contraire, vous vous félicitez d’avoir repris dans votre propre secteur d’activité ?