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Evenements

Mis en ligne le 07/12/2009

Conférence Annuelle des Entrepreneurs (AFIC): "La chaîne de financement des entreprises fonctionne-t-elle? Du business Angel au fonds LBO"


Dans le cadre de la conférence annuelle des entrepreneurs organisée par l'AFIC le 18 novembre dernier, l’Institut Sage a assisté aux tables rondes dédiées aux problématiques entrepreneuriales dans un contexte post crise.

 

"La chaîne de financement des entreprises fonctionne-t-elle? Du business Angel au fonds LBO"

 

Cette deuxième table ronde s’est penchée sur la question du financement des entreprises qui, dans un contexte économique délicat, ont  plus que jamais besoin de fonds et d’accompagnement.

Intervenants :
•    Olivier Dassault, Député de l’Oise, Co-président de Génération Entreprise et Président du groupe Attractivités
•    François Drouin, Président, Oséo
•    Gilles Duruflé, Consultant international indépendant
•    Geneviève Fioraso, Députée de l'Isère

•    Un investissement politique suffisant ?

Premier constat partagé par les deux députés intervenants : la question économique n’est pas assez présente dans le débat politique. Une relative indifférence qui peut se ressentir dans l’efficacité même des mesures récemment prises à destination des entrepreneurs :
-    Le premier fond du FSI (Fond Stratégique d’Investissement) n’a bénéficié qu’à hauteur de 5% aux PMI-PME, qui en étaient pourtant les cibles prioritaires.
-    Le Crédit Impôt Recherche profite quant à lui davantage aux grandes holdings. « Or, quand l’investissement R&D est confié aux financiers, il baisse la R&D » (G. Fioraso)

Un constat à relativiser par moment : « le FSI a permit à certaine entreprises de passer un cap » et « le Crédit Impôt Recherche, ne profite pas qu’aux seuls grands groupes du fait du changement de son assiette ». (O. Dassault)

Reste que le financement public a plus que jamais un rôle moteur à jouer auprès des entreprises, d’autant que les grands investisseurs privés se sont globalement retirés de la classe des actifs. G. Duruflé nous rappelle à cet effet les conditions pour que le financement public crée des conditions de financements durables : « il faut travailler avec le marché, ne pas chercher à la supplanter ou s’y substituer […] Les intérêts entre entreprises et investisseurs doivent être bien alignés : plus l’entreprise aura de succès, plus l’investisseur sera rassuré et attiré. »

        « Il est dommage que beaucoup de fonds publics soient investis dans des entreprises qui sont ensuite rachetées par l’étranger»
 (G. Fioraso)

« Pour attirer les investisseurs, il faudrait davantage d’incitations fiscales»
(O. Dassault)

« Avoir plus de business angels, signifie avoir plus de gens avec de l’expérience et de l’argent. Et ceux-là, ont déjà quitté la France…» (G. Mougenot)


•    Une spécificité française ?

Les difficultés liées aux capital risque ne sont pas propres à la France et, à quelques exceptions près, se retrouvent partout.
Néanmoins, les sociétés françaises se vendent plus qu’elles n’achètent à l’étranger. D’abord en raison des moyens dont elles disposent, qui ne sont pas aussi importants que ceux des entreprises étrangères ; mais aussi du fait du manque de continuité : les commandes publiques ne sont pas suffisantes. « Il est incohérent de promouvoir les écotechnologies et les panneaux photovoltaïques et d’acheter dans le même temps des panneaux en provenance de Chine ». (G. Fioraso)

Autre spécificité nationale : la faiblesse des investissements issus des business angels, investisseurs privés. Ils seraient 4000 en France contre 30 000 en Royaume-Uni, une différence manifeste. Ce qui explique le faible montant de leurs investissements : 100 à 150 millions d’euros par an. Une situation principalement due à l’environnement français qui n’incite pas à l’investissement continue, notamment du fait de sa fiscalité (ISF).
Or, un investissement c’est un apprentissage, une éducation, « qui se construit en permanence. Les premiers business angels ont été découragés dès le début et n’ont donc pas souhaité s’investir davantage» (G. Duruflé)

Retrouvez les autres tables rondes de la conférence annuelle des entrepreneurs:
Quels entrepreneurs pour l’après crise ?

 

Retrouvez la synthèse des autres tables rondes de la conférence annuelle des entrepreneurs:

Consultez le site de l'AFIC

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