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Accueil > Evénements > Conférence Annuelle des Entrepreneurs (AFIC): "La chaîne de financement des entreprises fonctionne-t-elle? Du business Angel au fonds LBO" |
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• Un investissement politique suffisant ? Premier constat partagé par les deux députés intervenants : la question économique n’est pas assez présente dans le débat politique. Une relative indifférence qui peut se ressentir dans l’efficacité même des mesures récemment prises à destination des entrepreneurs : Reste que le financement public a plus que jamais un rôle moteur à jouer auprès des entreprises, d’autant que les grands investisseurs privés se sont globalement retirés de la classe des actifs. G. Duruflé nous rappelle à cet effet les conditions pour que le financement public crée des conditions de financements durables : « il faut travailler avec le marché, ne pas chercher à la supplanter ou s’y substituer […] Les intérêts entre entreprises et investisseurs doivent être bien alignés : plus l’entreprise aura de succès, plus l’investisseur sera rassuré et attiré. » |
« Il est dommage que beaucoup de fonds publics soient investis dans des entreprises qui sont ensuite rachetées par l’étranger» (G. Fioraso) « Pour attirer les investisseurs, il faudrait davantage d’incitations fiscales» (O. Dassault) « Avoir plus de business angels, signifie avoir plus de gens avec de l’expérience et de l’argent. Et ceux-là, ont déjà quitté la France…» (G. Mougenot) |
• Une spécificité française ?
Les difficultés liées aux capital risque ne sont pas propres à la France et, à quelques exceptions près, se retrouvent partout.
Néanmoins, les sociétés françaises se vendent plus qu’elles n’achètent à l’étranger. D’abord en raison des moyens dont elles disposent, qui ne sont pas aussi importants que ceux des entreprises étrangères ; mais aussi du fait du manque de continuité : les commandes publiques ne sont pas suffisantes. « Il est incohérent de promouvoir les écotechnologies et les panneaux photovoltaïques et d’acheter dans le même temps des panneaux en provenance de Chine ». (G. Fioraso)
Autre spécificité nationale : la faiblesse des investissements issus des business angels, investisseurs privés. Ils seraient 4000 en France contre 30 000 en Royaume-Uni, une différence manifeste. Ce qui explique le faible montant de leurs investissements : 100 à 150 millions d’euros par an. Une situation principalement due à l’environnement français qui n’incite pas à l’investissement continue, notamment du fait de sa fiscalité (ISF).
Or, un investissement c’est un apprentissage, une éducation, « qui se construit en permanence. Les premiers business angels ont été découragés dès le début et n’ont donc pas souhaité s’investir davantage» (G. Duruflé)
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Quels entrepreneurs pour l’après crise ?
Retrouvez la synthèse des autres tables rondes de la conférence annuelle des entrepreneurs:
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