Mis en ligne le 23/10/2009
Enfin des mesures pour faire émerger des entreprises de taille moyenne en France
Pascal Houillon,
Fondateur de l'Institut Sage.
La constitution de « grosses » PME intéresse de plus en plus le gouvernement. François Fillon vient de confier une mission au sénateur de la Vendée Bruno Retailleau afin d’identifier les mesures (notamment la transmission d’entreprise) qui pourraient permettre d’augmenter le nombre des entreprises de taille intermédiaire (ETI) en France et d’accroître leur contribution à l’effort de ré-industrialisation du pays.
Voilà une excellente nouvelle, après la création d’un statut ad hoc pour ces entreprises dont je m’étais félicité début janvier sur mon blog. M. Retailleau est notamment chargé d’identifier des réponses concrètes aux problématiques que rencontrent les PME dans leur développement (augmentation des fonds propres, transmission facilité, développement à l’international, soutien à l’innovation, renforcement du lien ETI / grands groupes, etc.). Les premières conclusions seront sur le bureau du Premier ministre le 15 décembre 2009, et le rapport final devrait être rendu public fin janvier 2010.
La France compte environ 4000 ETI de 250 à 4999 salariés. A titre de comparaison, le « mittelstand » allemand compte 10 000 entreprises et est une part importante de la croissance de l’économie allemande. L’objectif du gouvernement français est de créer 2000 nouvelles ETI d’ici 2012.
Je suis convaincu qu’il faut pour cela associer les acteurs économiques privés, en particulier les dirigeants d’entreprises qui ont fait basculer leur entreprise de petite PME vers le mid-market (généralement par un mixte croissance organique / croissance externe). C’est le cas de Sage en France, qui comptait 300 salariés il y a 10 ans et en compte aujourd’hui 2500. Cette croissance, je l’ai conduite avec mes collaborateurs selon des méthodes et une vision du marché qui sont certes en partie propres au monde informatique mais qui doivent être mutualisées avec les autres secteurs et partagées au sein des réflexions en cours de M. Retailleau.
Je suis certain que vous-mêmes, dirigeants, avez des choses à apporter sur ce sujet.
N’hésitez pas : ce site est le vôtre pour exprimer vos contributions. Si celles-ci sont en nombre significatif, nous les transmettrons au gouvernement et au sénateur Retailleau.
Pascal Houillon, fondateur de l’Institut Sage