Mis en ligne le 23/10/2009
Le VIE: un vrai plus pour les entreprises à l'international
Les Echos et l’Entreprise relayent cette semaine les mesures annoncées par Anne-Marie Idrac, secrétaire d’Etat au Commerce extérieur concernant les volontariats internationaux en entreprise (VIE).
Tout d’abord des facilités de trésorerie : allégement de la caution versée en début de contrat à Ubifrance et remboursement de cette même caution plus rapidement. Ensuite, des mesures incitant le recrutement de VIE dans les petites PME qui auront la possibilité d’employer à temps partiel et en fonction de leur activité un VIE hébergé dans un bureau étranger. Enfin les VIE seront désormais comptabilisés dans le quota de salariés en apprentissage ou en alternance, ce qui permettra aux entreprises de les financer via cette enveloppe.
Toutes ces évolutions devraient permettre d’atteindre l’objectif gouvernemental de 10 000 VIE d’ici fin 2011, contre 6000 aujourd’hui. Petit rappel : un VIE est âgé au maximum de 28 ans, sa mission est gérée par l’agence publique Ubifrance et il reçoit une indemnité forfaitaire de 1200 à 2500 euros nets par mois.
Les avantages pour l’entreprise ? Elle n’a pas de lien contractuel avec ce salarié et donc pas de cotisations sociales à payer. Elle bénéficie d’un jeune motivé et prêt à faire ses preuves ainsi que d’une présence à l’étranger à moindres coûts. A moyen terme, cela peut également déboucher sur une embauche en CDI avec l’avantage de bénéficier d’un nouveau salarié déjà formé sur l’entreprise et son marché. Dans une majorité de cas, les VIE sont des postes de commerciaux et permettent à l’entreprise d’être représentée à l’international et de lier par exemple un contact plus direct avec d’éventuels distributeurs internationaux.
Les risques existent aussi : le principe peut effrayer car c’est une mission importante qui est confiée à un nouveau venu dans l’entreprise. Pour autant, il faut faire attention à ne pas sous-estimer les compétences du jeune embauché et lui confier des projets qui correspondent à ses compétences. Dans l’Entreprise , Lorenzo Cornuault, directeur du VIE à Ubifrance estime « qu’un VIE pour une toute première étude de marché ? Ce serait vraiment gâcher des compétences ».
En somme, recourir à un VIE présente peu de risques pour des résultats souvent très satisfaisants. Il permet à l’entreprise de booster son activité à l’étranger comme en témoigne Pierre Denier, directeur des ventes internationales du fabricant de clôtures Lippi (Charente) dans l’Entreprise : « en Turquie, notre VIE nous a apporté en deux mois autant de contacts qu’en deux ans de prospection par un chef de zone couvrant une dizaine de pays. […] Quant à celui implanté au Maroc, il a contribué à tripler le nombre de nos clients et à remporter un appel d’offres pour un aéroport, devant un concurrent très bien placé. »
Vous avez vous-même déjà opté pour un VIE? Que peut vous apporter un VIE dans le cadre de vos activités? Est-ce que ces nouvelles mesures du gouvernement vous incitent à recourir à un VIE ?
Pour accéder à la CVthèque d’Ubifrance : www.civiweb.com