Mis en ligne le 29/04/2011
Croissance des PME françaises : constats et freins
Depuis décembre, l’indice de l’état de santé des PME continue de chuter. La dernière édition du baromètre Ipsos pour La Tribune-LCL indique une baisse de 2 points de l’indice, qui passe à 98 points, en dessous de la moyenne établie à 100 (La Tribune.fr, 26/04/11). Les PME affichent un moral dégradé, même si les entreprises de croissance en particulier semblaient retrouver le sourire selon le baromètre CroissancePlus-Astorg Partners paru au début du mois (La Tribune.fr, 04/04/11). Mais c’est bien là que le bât blesse : les PME françaises croissent difficilement.
Ainsi, toujours selon le baromètre de La Tribune-LCL, 7% seulement des entrepreneurs estiment que leur PME atteindra un jour la taille d’une entreprise de taille intermédiaire (ETI), soit entre 250 et 5000 salariés. Le gouvernement souhaite créer 2000 entreprises de plus de 500 salariés d’ici 2012 mais le nombre d’ETI baisse depuis 2008 selon la Banque de France : il aurait chuté de 300 en 2009 puis 40 en 2010.
Bernard Liautaux, General Partner de Balderton Capital et co-fondateur de Business Objects, constate ainsi que de nombreuses entreprises sont créées en France, mais ne parviennent pas à se développer (Institut Montaigne TV, 26/04/11). Pour preuve, la plupart de nos grandes entreprises sont âgées d’un siècle. En comparaison, les plus grandes entreprises américaines sont nombreuses à avoir moins de 25 ans. Selon lui, pour aider la croissance des entreprises françaises, il faudrait déjà simplifier les procédures administratives et favoriser la flexibilité du travail.
Arnaud Vaissié, président et co-fondateur d’International SOS, offre quelques clés de développement des PME (Institut Montaigne TV, 26/04/11) :
- Ne pas céder à la tentation de se faire racheter.
- Savoir doser la croissance, afin d’avoir toujours accès à la liquidité.
- Avoir une bonne connaissance de la gestion financière d’une entreprise.
Selon lui, ce dernier point est absolument crucial pour le développement de l’entreprise. Or en France, la création d’entreprise est souvent l’œuvre d’un individu, et pas d’une équipe, ce qui explique le manque de compétence en gestion financière.
Plus d’informations :
« Créer et faire grandir nos PME », les vidéos de l’Institut Montaigne