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Billet_2

Mis en ligne le 13/10/2009

Les Français veulent une réelle implication des chefs d'entreprise dans la vie économique et sociale 2 commentaires


Photo_phouillon
Pascal Houillon,
Fondateur de l'Institut Sage.
Un sondage Viavoice réalisé début juillet révèle que 68% des Français attendent des chefs d'entreprise qu'ils donnent davantage leur avis sur la situation économique et sociale. J’y vois une excellente nouvelle : celle de l’attente et de la volonté des Français que l’ensemble de la société civile contribue à l’avancée des débats, principalement ceux qui sont au contact de l’économie réelle parce qu’ils la construisent chaque jour : les patrons de PME, qu’elles soient petites ou grosses, parce que les 3 millions d’entreprises françaises de moins de 2000 salariés font l’économie de notre pays.
 
Cette attente s’explique à mon sens par le besoin de décryptage et de compréhension des mécanismes en jeu dans la période de crise actuelle, au-delà du seul système financier. Mais il s’agit également de comprendre ce dont le terrain a besoin en termes de réformes, d’investissements, d’innovation, d’organisation ou de réorganisation pour relancer l’économie et une nouvelle dynamique de développement.
 
Au moment où le chef de l’Etat vient d’annoncer deux milliards d’Euros d’aides pour consolider les fonds propres et encourager l’investissement des PME, la solution ne va pas s’imposer telle une évidence. La bonne nouvelle est que l’Etat soutient nos entreprises. Qui pourrait s’en plaindre ? Mais il est temps également que les dirigeants de PME prennent massivement cette part de voix que les Français attendent d’eux pour favoriser l’émergence de réponses adaptées sur le long terme sur la base de leur expérience terrain, de leur analyse et de leur connaissance. Car c’est bien de cela dont il s’agit. Aucune réforme ne pourra se faire sans la somme des expressions individuelles.
 
Ces réponses adaptées, je ne les ai pas aujourd’hui, mais je sais qu’elles ne se trouvent pas dans des discussions sans fin sur la place d’une virgule dans un texte de loi ou des effets d’annonce, comme c’est parfois souvent le cas. Je suis en revanche certain qu’elles se trouvent dans l’expression des dirigeants. C’est l’un des objectifs de l’Institut Sage et de ce site qui mettra à disposition de tous les acteurs, et régulièrement, une synthèse de ces retours d’expériences et de ces expressions de besoins qui lui parviendront.
 
Pascal Houillon, fondateur de l’Institut Sage

Vos_commentaires (2)

Entièrement d'accord! Les entrepreneurs ont intérêt à faire entendre leur voix, partager leurs convictions et leur expérience. Pour cela, il leur faut dépasser une certaine pudeur, la crainte de la surexposition, accepter le dialogue, voire la critique. Pas évident. Ceux qui se jettent à l'eau ont saisi l'intérêt de la communication pour eux-mêmes et pour le développement de leur entreprise. Et préparent attentivement chaque prise de parole.

Je n'aime pas beaucoup voir l'Etat donner de l'argent aux entreprises. Il ferait déjà mieux d'en prendre moins. Il a commencé à rendre les conditions d'accès plus faciles. C'est bien. C'est ça la bonne voie : créer des conditions d'exercice qui soient fluides.
Quant à l'implication, oui, bien sûr. Ne serait-ce que pour éviter de voir l'image des chefs d'entreprises réduite aux organisations patronales ou aux patrons dits voyous

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Les ETI ? Simplement des PME optimistes !

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