To Bremain or to Brexit ? Par Pierre Sabatier (3/3)

logo_primeview_300Primeview nous aide à y voir plus clair sur les enjeux de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union Européenne, un débat qui fait actuellement rage en Angleterre. Pour clôturer sa série sur le Brexit l’Institut Sage a souhaité porter le regard sur les PME européenne.

Institut Sage : selon vous, quelles seraient les mesures à adopter pour favoriser la croissance des PME en Europe ?

PrimeView : les PME américaines ont toujours eu un avantage comparatif vis-à-vis de leurs consœurs européennes, car évoluant dans un marché à la fois plus grand et homogène. Bien évidemment, la zone de libre-échange européenne a grandement contribué à réduire cet écart. Il n’empêche que les environnements nationaux et les réglementations restent morcelées en Europe et impliquent des délais et charges administratives plus élevées. Quand on demande aux PME, quelle est la principale barrière à laquelle elles font face lorsqu’elles doivent exporter, ces dernières indiquent le poids des procédures administratives (Flash Eurobarometer 421). Si l’UE réussit à concrétiser son objectif de marché commun et fait véritablement converger les règlementations entre les différents pays membres, elle favorisera la croissance des PME.

Pour prendre un exemple concret, le «UCITS Passport » (passeport européen pour les sociétés de gestion de portefeuille) permet aux sociétés de gestion de proposer leurs services dans l’ensemble des États membres, favorisant ainsi la croissance des PME du secteur financier.

Cet exemple montre le type d’avantages auxquels le Royaume-Uni pourrait devoir renoncer s’il sortait de l’UE et qui pénaliseront les petites et moyennes entreprises plutôt que les grands groupes. Ces derniers étant plus à même de supporter le coût de filiales dans d’autres pays membres de l’UE. Mais encore une fois, il est peu probable que cela se matérialise, puisque le pouvoir fera le nécessaire pour sauvegarder ces types d’avantages.

De plus, l’impact de la perte du « UCITS Passport » pour le Royaume-Uni est à relativiser puisque la part dans les exportations vers l’UE des services financiers et assurances n’est que de 0,5% contre 25% pour les exportations extra-UE.

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