Selon une étude de Deloitte, les ETI françaises sont de plus en plus optimistes

Le second baromètre des grands enjeux des ETI, réalisé par Deloitte en partenariat avec l’Usine Nouvelle, montre que l’optimisme s’ancre de plus en plus dans les ETI et se manifeste clairement dans la prise de décisions stratégiques.

Les ETI françaises de plus en plus confiantes

Modèle de croissance

 

En ce début d’année, les ETI françaises affichent un optimisme largement partagé : 75% des décideurs interrogés se déclarent optimistes quant au futur de leur entreprise (versus 73% en octobre dernier).

L’étude montre que tout comme en 2015 le mix croissance interne / externe est le modèle de développement privilégié. Le modèle de croissance a peu évolué, marquant ainsi une volonté des entreprises de s’inscrire dans des projets de croissance externe et ce, malgré une prise de risque supérieure à la croissance organique. L’effet des intérêts bas et un regain de confiance permet aux entreprises de se lancer d’avantage dans des projets d’acquisition. Cette tendance est particulièrement visible dans les entreprises de 250 à 500 salariés et les grandes ETI de 1 000 à 5 000 salariés, où les projets sont en légère hausse.

Globalement, les entrepreneurs ressentent moins de freins à la croissance, avec un retour de la confiance et une amélioration de leur environnement. En conséquence, ils ressentent d’autant plus la pression concurrentielle (+4,6 pts).

 

Une ouverture internationale très large

Export

Les françaises se sont largement internationalisées : 50 % des grandes ETI (de 1 000 à 5 000 salariés) ont installé plus de 10 sites à l’étranger. Elles sont proches de la structuration du modèle des grandes entreprises. 25% des ETI ne sont pas implantées à l’étranger et assurent pour autant leur développement à l’international par l’export. Les ETI en dessous de 1 000 salariés s’appuient pour beaucoup sur les réseaux locaux étrangers.

 

Zones implantations

 

Ces implantations sont le plus souvent situées dans la zone Euro, en Asie et en Amérique du Nord. Et si les futurs projets d’implantation sont principalement orientés vers la zone Euro et la zone Asie, l’Afrique occupe, en 2016, la 3ème place du classement avec des projets d’implantations pour 21,3% des ETI.

 

Les ETI continuent de s’autofinancer mais le capital investment est de plus en plus prisé

 

Financement

 

61,5% des ETI autofinancent leur développement. Le crédit bancaire (32,2% des entreprises) est en baisse de 4 pts. Mais il ne constitue plus la seule voie pour le financement de projets : le capital investment est une solution de plus en plus prisée par les entreprises; la bourse finance 14% des grandes ETI de 1 000 à 5 000 employés.

Le financement ne constitue clairement pas un frein à leur croissance. L’intensité concurrentielle reste le premier de ces freins ; les faibles perspectives de développement du marché intérieur, le coût du travail et l’environnement réglementaire restent des freins invoqués par les interrogés, mais leur importance a baissé significativement depuis 2015. Enfin, 99% des ETI françaises ne ressentent pas les effets bénéfiques attendus du choc de simplification.

 

Pour consulter cette étude dans son intégralité, cliquez >> ici

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