Selon François-Xavier Devilder, PDG de la société Dhaze, « le numérique est un bon outil anti-crise »

photo-9009-dhaze-pourquoi-avez-vous-choisi-le-mode-souscription-o (1)Institut Sage : ces dernières années, Dhaze a enregistré des taux de croissance à deux chiffres. Quelle est la recette de votre succès ?

François-Xavier Devilder : en moins de cinq ans, nous avons triplé notre chiffre d’affaires. Cette année, nous devrions progresser de 35 %. La recette repose sur la conquête de nouveaux marchés et sur la diversification des produits. Historiquement, notre activité est liée entièrement au monde du bâtiment. Avec la montée en puissance des grandes enseignes de bricolage, nous avons déployé une activité BtoC, mais en proposant toujours des solutions destinées aux professionnels. Notre objectif est de mettre à disposition du client final des produits professionnels. En parallèle, nous avons développé de nouveaux produits : aérosols, colmateurs… des produits de professionnels que nous avons transformés en produits de mass market.

Institut Sage : quelles sont les difficultés de gestion d’une entreprise qui grandit aussi vite ?

François-Xavier Devilder : en effet, gérer la croissance n’est pas facile. Aux difficultés d’organisation interne et terrain, s’ajoute celles de la gestion du fonds de roulement. Pour absorber la demande, nous sommes contraints d’accroître nos stocks, gros consommateurs de cash. De plus, nos approvisionnements s’effectuant sur un terrain mondial, nous sommes dépendants des prix du pétrole. Pour l’heure, la conjoncture est favorable, mais cela n’a pas toujours été le cas.

Institut Sage : quelles sont vos sources d’approvisionnement ?

François-Xavier Devilder : elles varient en fonction des produits. Mais globalement, 15 % proviennent de France, 50 % de l’Union européenne. Le reste des produits est importé d’Israël, de Chine et des Etats-Unis.

Institut Sage : ces dernières années, la concurrence est devenue plus forte ?

François-Xavier Devilder : elle se fait surtout sentir sur les marchés asiatiques, notamment en Chine. Depuis quelques années, une forme plus inattendue de concurrence est apparue : les géants de l’internet se sont mis à vendre certains produits de bricolage.

Institut Sage : quelles sont les ambitions de Dhaze ?

François-Xavier Devilder : notre objectif est de sortir un nouveau produit par trimestre. La barre est haute, mais c’est sur notre capacité de développement que repose la valeur de notre entreprise. Les nouveaux produits s’adaptent à l’évolution du marché, mais nous continuons à privilégier la qualité. Nous nous entourons d’experts qui assurent les tests. En parallèle, nous poursuivons notre croissance à l’international. Aujourd’hui, nous réalisons 20 % de notre chiffre d’affaires à l’export : Benelux, Espagne, Italie, Maroc, Algérie, pays de l’Est et quelques pays du continent américain.

Institut Sage : quel est l’apport du numérique dans votre déploiement ?

François-Xavier Devilder : il est essentiel : c’est l’outil anti-crise. Le numérique permet de suivre l’évolution des ventes mais également tous les postes qui concourent à la marge de l’entreprise : c’est vital pour identifier un problème de production, de vente, d’achats et corriger immédiatement le problème. Disposer de bons indicateurs permet d’améliorer les performances de l’entreprise. L’approximation n’est plus possible lorsque les conditions économiques sont incertaines.

 

 

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