Apogéa prône la proactivité pour anticiper le passage à la DSN

Stéphane Pichot, Apogéa

Stéphane Pichot, Apogéa

En tant que partenaire de l’éditeur de solutions de gestion Sage, l’intégrateur Apogéa a fait partie des clients pilotes pour la mise en place de la DSN. « Depuis deux ans, nous avons beaucoup communiqué auprès de nos clients et réalisé des présentations sur la DSN avec Sage, notamment au travers de la dernière version de la solution i7 Paie », relève Stéphane Pichot, chef de projet Paie d’Apogéa. « C’est parce que nous avons été proactifs sur ce thème majeur, que certains de nos clients ne voulaient pas attendre la date butoir pour le passage à la DSN. Et, sur environ 900 clients, un tiers s’avère éligible à la DSN dès avril. Nous nous sommes concentrés sur les ETI même si nous avons commencé par des petits clients qui souhaitaient être pilotes. En parallèle de nos consultants spécialement formés chez notre partenaire éditeur Sage, cela nous a permis d’acquérir l’expérience terrain nécessaire à la maîtrise des aléas de cette réglementation. Chaque consultant, au début, s’est occupé de deux ou trois petites entreprises avant de passer aux structures éligibles pour la paie d’avril 2015. »

Ces derniers ont entamé les démarches entre juillet 2014 et janvier 2015 sans qu’Apogéa ne fasse de relance particulière. « La plupart n’ont pas encore eu de retour sur investissement, puisqu’il s’agit d’une période de transition et de mise en place », souligne Stéphane Pichot. « Ils jonglent encore en phase 1 avec le déclaratif papier et le déclaratif dématérialisé. La phase de transition est complexe à assimiler en raison des opérations à effectuer en doublon, et de savoir ce qui est déclarable en DSN ou non. Par exemple, la phase 1 nécessite douze mois d’historique de déclaratifs DSN pour transmettre en DSN la déclaration Attestation pour l’emploi (sauf pour les nouveaux entrants). A côté de cela, il ne faut pas oublier la formation à suivre pour devenir autonome. Sur le principe, les clients perçoivent la DSN de façon très favorable. En effet, ceux ayant opéré leur migration en 2014 commencent déjà à bénéficier des effets positifs de cette réforme. »

Le chantier reste vaste pour globaliser la DSN

Aujourd’hui, 90% des clients d’Apogéa ont achevé la phase 1 de leur transition vers la DSN. La phase 2, officiellement disponible depuis le 17 mars, devient le nouveau chantier pour les plus grosses structures, puis les plus petites. « En phase 2, un consultant de Sage viendra nous 2015_logo-apogea-fond-blancformer pour la partie logicielle », précise Stéphane Pichot. Pour fluidifier le processus, Apogéa travaille main dans la main avec les partenaires concernés par la DSN. « Nous collaborons beaucoup avec les organismes comme la MSA et l’Urssaf pour nous former intelligemment à la DSN et pouvoir assurer un niveau de service optimum par la suite auprès de nos clients», poursuit-il. « Nous échangeons au travers d’un cahier des charges commun. Les organismes sont très ouverts, motivés et particulièrement faciles à joindre. Cela s’avère très constructif car chaque organisme, mutuelle, prévoyance, assurance, dispose de personnels mandatés, ce qui nous fait gagner un temps considérable».

Néanmoins, le chantier reste vaste pour que l’ensemble des entreprises soient prêtes pour la date-butoir du 1er janvier 2016. « Nous travaillons beaucoup sur des sociétés de vingt à mille salariés, mais nous estimons qu’en fin d’année, cela risque d’être compliqué compte tenu des positions d’attente de nombreuses entreprises », remarque Stéphane Pichot. « Autre problématique encore sous-estimée : beaucoup d’éditeurs arrêtent les logiciels de paie en raison des importants développements que la DSN impose. Aussi, beaucoup d’entreprises – clients ou non – nous demandent de les accompagner pour leur migration DSN. Ce phénomène peut devenir compliqué à gérer, notamment pour nos effectifs en cas de rush à la dernière minute. Pour cela, nous continuons activement nos sessions d’information afin de faciliter la prise de conscience de nos clients sur la nécessité d’anticipation ».

 

Pour en savoir plus

La phase 1 de la DSN reste en service jusqu’à la paie d’août 2015 (paie de juin pour les entreprises avec paiement trimestriel).

-        Remplacement de la DMMO et de l’EMMO,

-        Remplacement des déclarations pour les indemnités journalières en cas d’arrêt maladie,

-        Remplacement des attestations employeurs pour les fins de contrat de travail,

-        Suppression des formulaires de radiation à destination des organismes complémentaires.

La phase 2 de la DSN intègre les cotisations et contributions sociales déclarées par l’entreprise à l’Urssaf. En pilote depuis la fin 2014, NEODeS phase 2 est officiellement en production depuis février 2015.

La phase 3 de la DSN est l’étape de généralisation et s’impose à l’ensemble des employeurs pour remplacer toutes les DUCS et de la DADS-U, qui disparaîtra dès 2017.

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