Point Service Mobile poursuit sa croissance en France et à l’international

Martine Bocquillon

Martine Bocquillon

Institut Sage : Martine Bocquillon, vous êtes Présidente de Point Service Mobiles (PSM), le premier réseau européen de proximité dédié à la réparation immédiate de téléphones portables, smartphones et tablettes numériques. Quelle est la recette de ce succès ?

Martine Bocquillon : Le pari.  En effet, Lors de la création en 2006 de la société, dont le cœur de métier est la réparation immédiate, personne ne pariait sur ce projet avant-gardiste. Les smartphones et tablettes n’avaient pas encore inondé le marché. Moins d’une décennie plus tard, PSM, vient d’ouvrir son 200ème magasin en France et enregistre une croissance à deux voire trois chiffres depuis plusieurs années. Le succès du concept PSM repose sur la réponse adaptée aux besoins des utilisateurs de Smartphones et tablettes : prise en charge immédiate, réparation sur place en 40 minutes dans 82% des cas et prêt d’un mobile en cas d’immobilisation. L’autre force du groupe, au-delà d’avoir été le pionnier sur le secteur qui nous a permis une organisation optimale, c’est d’avoir su tisser des partenariats avec les constructeurs et les distributeurs spécialisés afin d’assurer le service après-vente de leurs produits sous garantie, ce qui nous a permis d’accélérer notre croissance.

Institut Sage : Quel est votre modèle de développement ?

Martine Bocquillon : Nous avons étendu progressivement notre réseau en nous développant en propre et en franchise sur l’ensemble du territoire Français. Nous avons ouvert aujourd’hui 200 boutiques en France et plus de 20 adresses en Master franchise à l’étranger. Répondre aux besoins des utilisateurs est la base même de notre modèle.

Institut Sage : Pourquoi avez-vous attaqué l’international ?

Martine Bocquillon : C’est un choix. Après avoir atteint un positionnement réellement national en France, s’étendre à l’international nous permettra de maintenir notre place de leader dans le secteur. Notre réseau à l’international compte déjà une vingtaine de boutiques ouvertes sous l’enseigne Phone Service Center à Stuttgart, Londres, Bruxelles, Anvers, Tunis et prochainement Madrid…

Institut Sage : Comment expliquez-vous ce succès immédiat ?

Martine Bocquillon : PSM représente un concept innovant et précurseur dans la plupart des pays. Notre implantation à l’international, en master franchise, est le mode de développement qui nous a semblé le plus adapté au marché des services. Nous n’exportons pas un produit mais un concept, don un savoir-faire. L’originalité de notre démarche ne réside donc pas dans le choix des pays après une étude de marché, mais dans le choix des hommes capables de porter l’entreprise et ses valeurs hors de France.

Institut Sage : Vous avez démarré dans quels pays ?

Martine Bocquillon : Nous avons démarré notre développement international en Allemagne car nous disposions d’un contact français résidant outre-Rhin, qui répondait au cahier des charges de l’entreprise tout en maitrisant les contraintes du marché allemand. Depuis, nous avons triplé nos prévisions d’activité en Allemagne et Autriche, avec déjà huit ouvertures en quelques mois. Nous avons également ouvert à Londres, en suivant la même démarche, et en Tunisie avec un partenaire Franco-tunisien qui développera également l’ensemble de la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique). Nous sommes également présents en Belgique, en Côte d’Ivoire et en République Dominicaine puis, demain, en Espagne et au Canada.

Institut Sage : Comment qualifieriez-vous cette expérience à l’international ?

logo-PSMMartine Bocquillon : Un choix osé, coûteux en trésorerie et en hommes. L’ouverture de master franchises pèsera inévitablement cette année sur notre résultat. Mais c’est une décision que nous avons évaluée. Cette phase de développement devrait durer jusqu’en 2016 avec un retour sur investissement que nous attendons à partir de 2017. Mais il pourrait être plus rapide que ce qu’il a été en France.

Institut Sage : Quelles sont les autres difficultés auxquelles vous avez dû faire face ?

Martine Bocquillon : L’environnement géopolitique et économique des zones d’implantations de notre activité. Nous avons notamment connu des inquiétudes liées aux tensions politiques comme tout récemment en Tunisie. Sur le continent africain, nos implantations prévues dans des pays majoritairement affectés par Ebola nous impose de ralentir notre développement en nous limitant, pour l’instant, à la Côte d’Ivoire, dans un souci de risque zéro pour nos collaborateurs.

Institut Sage : PSM compte combien de salariés ?

Martine Bocquillon : PSM compte aujourd’hui plus de 500 collaborateurs dans l’ensemble du réseau, en propre et en franchise. Nous cherchons toujours à embaucher des techniciens confirmés mais aussi des jeunes – motivés et geeks – qui pourront bénéficier d’une formation interne. PSM, ce n’est pas que la réparation. Nous avons également bon nombre de projets de développements, notamment informatiques, dans nos tiroirs qui pourront voir le jour si de jeunes diplômés d’école d’ingénieur manifestent leur souhait de rejoindre le développement de PME comme la nôtre.

Institut Sage : Vous êtes une fidèle cliente de Sage, n’est-ce-pas ?

Martine Bocquillon : En effet, nous nous sommes équipés des outils Sage il y a vingt ans, bien avant l’entrée en bourse de notre précédente entreprise. Aujourd’hui, nous sommes passés à Sage 1000. Ces outils d’aide à la gestion et à la prise de décisions ont accompagné notre développement.

Institut Sage : PSM n’a pas été votre première aventure entrepreneuriale. Quels conseils donneriez-vous aux entrepreneurs en herbe ?

Martine Bocquillon : Effectivement, je me suis lancée dans l’entrepreneuriat en 1981 en accompagnant Christophe Bocquillon dans le développement de la société Videlec, une chaîne de magasins spécialisée dans les télécoms. En quelques années, la société a pris position sur son marché avec plus de cent points de vente et a été introduite en bourse en 1999. Au-delà de la formation puis de l’opportunité des marchés, être précurseur et s’épanouir dans un univers professionnel adapté à ses propres aspirations ou passions me semble primordial pour les entrepreneurs de demain.

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