Un vent d’optimisme souffle sur les chefs d’entreprises industrielles selon l’Insee

Institut national de la statistique et des études économiquesL’Insee vient de publier sa dernière étude sur les prévisions d’investissement des entreprises industrielles, leurs responsables, interrogés en avril, anticipent une hausse de 4% de leur investissement et ont révisé à la hausse leur estimation de janvier dernier de 1 point. Après une baisse des dépenses d’investissement en 2013 dans tous les secteurs, les entrepreneurs de l’industrie manufacturière prévoient un rebond significatif en 2014 à 9% dans les industries agricoles et alimentaires, 8% dans le secteur des biens d’équipement et 3% dans celui des autres industries. Cette légère révision concerne l’ensemble des secteurs sauf celui de l’automobile (–1 point).

Entre le second semestre 2013 et le premier semestre 2014, les industriels sont aussi nombreux à déclarer une baisse qu’une hausse de leur investissement. Ils sont en revanche plus nombreux à anticiper une hausse qu’une baisse de leurs investissements pour la seconde moitié de l’année. La destination des investissements ne se modifierait que légèrement en 2014 par rapport à 2013. La part des investissements destinés au renouvellement des équipements perdrait 1 point à 28% et se rapprocherait ainsi de sa moyenne (27%).

 Évolution semestrielle des investissements (première estimation*)

 Évolution semestrielle des investissements  (première estimation*)

Les industriels mobiliseraient une plus grande part de leur investissement pour des projets liés à la sécurité, l’environnement ou les conditions de travail (21% contre 20% en 2013). De plus, la part des investissements consacrés à la modernisation ou à la rationalisation augmenterait (24% contre 22%), alors que celle destinée à l’extension de la capacité productive passerait sous sa moyenne de long terme (15%). La part de l’investissement consacrée à l’introduction de nouveaux produits resterait en deçà de sa moyenne de longue période.

Pour l’ensemble de l’année 2014, la part des entreprises réalisant des déclassements serait stable à 65%, ce qui reste nettement inférieur à la moyenne observée ces vingt dernières années (75%). La part des déclassements d’équipements pour des raisons d’usure et de vieillissement baisserait de cinq points à 51% mais resterait au-dessus de sa moyenne (48%). À l’opposé, la part des déclassements pour des raisons d’abandon de capacités sur produits anciens augmenterait de deux points et retrouverait sa moyenne (12 %). De même, la part des déclassements pour mise en place de matériels plus performants augmenterait de trois points.

 

Taux de variation annuels de l’investissement en valeur dans l’industrie manufacturière (en %)

*NA : nomenclature agrégée, fondée sur la NAF rév.2. La description de la NA est fournie sur la page web de cet indicateur
NA* : (A17) et [A38] 2013 2014
  estimé jan14 constaté avr14 prévu jan14 prévu avr14
Industrie manufacturière –7 –7 3 4
(C1) Industries agricoles et alimentaires –2 0 7 9
(C3) Équipements électriques, électroniques, informatiques, machines –7 –7 7 8
(C4) Matériels de transport –12 –13 –4 –3
[CL1] dont automobiles –22 –21 –2 –3
(C5) Autres industries –8 –6 2 3
sous-total : secteurs C3,C4 et C5 –9 –8 2 3

Lecture du tableau : Interrogés à l’enquête d’avril 2014, les chefs d’entreprise de l’industrie manufacturière font part d’une baisse de 7% de leurs investissements en valeur en 2013 par rapport à 2012 et prévoient une hausse de 4% en 2014 par rapport à 2013.

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