Les mesures économiques de François Hollande sous le feu croisé des citoyens français, anglais et allemands

Institut ThinkL’Institut Think a mis les mesures qu’a annoncées François Hollande le 14 janvier dernier sous le regard croisé de citoyens français, allemands et anglais. Ainsi, pour FIDUCIAL et SUD Radio, l’Institut Think a mené une étude du 20 au 22 janvier 2014 auprès de 1 000 Français, 500 Anglais et 500 Allemands. Une majorité de Français reconnaît que les annonces faites par François Hollande sont importantes (87% pour la réduction des dépenses, 83% pour la modernisation de la fiscalité des sociétés, 79% pour la maîtrise des dépenses de santé, 77% pour la baisse des charges des entreprises).

Une prise de conscience d’agir

De leur côté, Allemands et Anglais jugent également ces annonces comme importantes, même si les Anglais sont plus prudents. Les Français s’avèrent en revanche plus timorés sur les annonces concernant la politique européenne (65%) que ne le sont les compatriotes allemands (81%), mais plus que les Anglais eurosceptiques (47%).

Quelque 57% des Français reconnaissent une « prise de conscience de l’urgence d’agir » (contre 69% des Allemands), même si seulement le tiers l’a trouvé « convaincant ». De plus, la majorité des Français et des Allemands jugent cette nouvelle politique insuffisante. Près de la moitié des Français privilégient « plus de mesures/ plus rapides » et attendent les actes.

Beaucoup d’obstacles restent à franchir

L’attentisme des paroles aux actes est fort également pour les Anglais et les Allemands (respectivement 58% et 61%). Si près d’un Français sur deux pense que cela va améliorer les relations du Président avec les dirigeants d’Allemagne ou d’Angleterre, ces derniers n’y croient guère (respectivement seuls 39% et 26%).

Il ressort des résultats de l’étude que  88% des Français sont sceptiques face aux réformes des politiques publiques pour les réductions annoncées, 77% doutent que le Gouvernement arrive à faire aboutir des négociations entre les syndicats sur des objectifs d’embauches. Au final 60% pensent que cela va créer « quelques emplois » et seuls 25% « beaucoup d’emplois » et 57% que cela va redonner ‘un souffle’ pour les entreprises.

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