Conférence Annuelle des Entrepreneurs (AFIC): « Des entrepreneurs pour la reprise »

 Dans le cadre de la conférence annuelle des entrepreneurs organisée par l’AFIC le 18 novembre dernier, l’Institut Sage a assisté aux tables rondes dédiées aux problématiques entrepreneuriales dans un contexte post crise.

Quels entrepreneurs pour l’après crise ?

La crise a mis en évidence les failles de l’économie mondiale mais a surtout rappelé l’urgence de redresser cette dernière. Un redressement qui ne pourra se faire sans les entrepreneurs, créateurs permanents de richesses et de développement.
Plus que le changement d’un système, c’est la perception que nous avons de ces entrepreneurs qu’il faut faire évoluer à présent.

Ils étaient 5 intervenants de différents horizons pour cette première table ronde consacrée au profil et aux défis de l’entrepreneur de demain:
•    Frédéric Bedin, Président de Croissance Plus
•    Nicolas Beytout, Président Directeur Général du groupe Les Echos
•    Laurent Kott, Directeur Général de INRIA Transfert
•    Jacques Lewiner, Professeur et Directeur scientifique, ESPCI Paris Tech
•    Maria Nowak, Présidente de l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique

 

•    Qui est l’entrepreneur de demain?

« L’entrepreneur de demain est celui d’aujourd’hui »: ils ne sont pas si différents. Ils restent des personnalités « qui ont des idées et qui cherchent à les mettre en œuvre ; de l’énergie ; des projets ; des besoins de financement et d’investissement.» (N. Beytout)
Et le tout, dans un environnement mondialisé que la crise a plus que jamais renforcé :
-    naissance d’un gouvernement mondial des économies avec le G20
-    collaboration des institutions financières qui ont travaillé de concert (comme les Banques centrales)
-    agrandissement des entreprises : les plus importantes d’entres elles ont opéré de nombreuses fusions acquisitions
Les réflexes, contraintes, motivations et l’environnement de l’entrepreneur resteront donc probablement les mêmes avec toutefois quelques légères différences par rapport à la période précédent la crise : plus de régulation, plus de méfiance sur la spéculation mais aussi plus d’expérience.

Cette expérience s’acquiert au quotidien par l’entrepreneur, qui ne cesse d’apprendre tout au long de son aventure. Il ne lui faut donc pas craindre les erreurs et la prise de risques car c’est en les surmontant et en faisant preuve d’audace qu’il parviendra à porter et développer son projet.
Ainsi et comme le rappelle F. Bedin, l’ouverture du capital de l’entreprise est une prise de risque qui peut s’avérer bénéfique à long terme : les sociétés grandissent plus vite, se développent et peuvent se concentrer sur le marketing innovant, le recrutement de talents, la recherche…tous facteurs de croissance.

           

Une diversité de profils
« La France des entrepreneurs n’est pas seulement celle des Grandes Ecoles et des costumes cravates »
 (N. Beytout)

Une vraie prise de risques
« Quand on est entrepreneur, on rate tout le temps. C’est comme ça qu’on apprend »
(F. Bedin)

Des entrepreneurs solidaires
« Nous pouvons imaginer qu’il y aura davantage de petites entreprises reliées en réseau »    (M. Nowak)

  Des entrepreneurs accompagnés
« Les entrepreneurs ne peuvent être seuls : il faut qu’ils soient accompagnés » (L. Kott)

•    Un autre regard sur l’entreprenariat

Le changement n’est donc pas à attendre tant du point de vue de l’entrepreneur que des observateurs qui l’entourent : valoriser et porter un regard neuf sur l’entrepreneuriat, voilà sans doute le vrai défi de demain.
J. Lewiner et L. Kott le soulignent : le système français actuel n’encourage pas assez les entrepreneurs et futurs entrepreneurs. Notamment auprès des ingénieurs et scientifiques désireux de se lancer dans l’aventure : « lorsqu’un ingénieur présente son projet, on insiste davantage sur les faux problèmes (critères juridiques, conditions administratives…) que sur les vrais enjeux que l’entrepreneuriat peut résoudre ».
En construisant une passerelle entre la recherche et l’esprit d’entreprise, l’opportunité est pourtant réelle de « transformer les résultats de la connaissance en activité à emplois. L’image du scientifique qui reste en dehors du monde économique est absurde. Le chercheur, en repoussant les limites du connu, est lui aussi courageux et peut donc porter un projet. » (J. Lewiner)

Retrouvez la synthèse des autres tables rondes de la conférence annuelle des entrepreneurs:

Consultez le site de l’AFIC

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