Pour les dirigeants d’entreprises, Internet et les médias sociaux constituent des potentiels d’innovation et de développement commercial

Une enquête de tendances menée par l’Observatoire de l’Institut Sage en partenariat avec l’Entreprise montre que si Internet constitue encore pour une majorité de dirigeants un outil de visibilité pour l’entreprise, ses autres usages et la percée des médias sociaux laissent entrevoir d’autres bénéfices à terme.


  • 92% des dirigeants de PME ne peuvent se passer d’Internet
  • 19% d’entre eux utilisent les réseaux sociaux généralistes ou professionnels
  • Acheter (57%) et vendre (31%) sur Internet est une réalité pour les dirigeants de PME
  • Internet est un moyen d’innover en communication (90%) et marketing (80%)

Internet est incontournable et un excellent outil de visibilité

Cette enquête de tendances* indique que 95% des dirigeants interrogés utilisent Internet comme outil professionnel. Pour 92% d’entre eux, il n’est pas pensable de se passer d’Internet.

67% des dirigeants interrogés utilisent Internet pour un site web « vitrine ». De manière plus large, ils sont 80% à penser qu’Internet est un bon moyen pour faire connaître son entreprise.

Il semble que le réflexe « moteur de recherche » soit désormais acquis : les professionnels sont devenus habitués à chercher de l’information sur les services, produits et entreprises en ligne.

Les médias sociaux font leur entrée comme média et outil de veille

Près d’un dirigeant de PME sur 5 (19%) utilise déjà les réseaux sociaux généralistes (Facebook, Ziki) ou professionnels (Viadeo, LinkedIn) pour promouvoir son activité, de manière régulière ou plus épisodique. Ils sont même 12% à avoir créé un blog pour parler de leur activité.

Parmi les usages les plus courants : promouvoir son activité (40%) et détecter des innovations intéressantes (47%). D’autres champs d’expérience sont explorés, en particulier suivre l’actualité de ses marchés (38%) et suivre l’actualité de la concurrence (36%).

Les médias sociaux sont donc encore utilisés essentiellement pour la recherche et la diffusion d’information, les dirigeants d’entreprise ne semblant pas encore rentrer plus avant dans la participation « relationnelle ».

D’autres usages des médias sociaux encore timides

D’autres domaines sont toutefois explorés, de manière opportuniste ou expérimentale : trouver des prospects (36%), trouver des partenaires commerciaux ou financiers (36%), mais aussi animation d’une communauté d’utilisateurs ou de clients (23%) et recrutement car 21% des dirigeants de PME cherchent des profils intéressants sur les réseaux professionnels.

Il n’y a pas encore de répercussions strictement commerciales des médias sociaux: 93% des dirigeants interrogés déclarent ne pas avoir obtenu de résultats probants dans ce domaine.

Pour les PME, Internet est davantage un média qu’un canal de ventes

Pour 57% des dirigeants de PME interrogés, acheter sur Internet est déjà une réalité alors que seuls 31% estiment que vendre sur Internet est une réalité : il existe donc un vrai décalage entre achat et vente de produits et services sur le web. La taille des vendeurs est sans doute un facteur important de leur propre visibilité, aussi les PME se fournissent-elles chez des entreprises plus grandes mais ont-elles du mal à vendre elles-mêmes.

Internet recèle un fort potentiel d’information, de connaissance… et d’innovation !

Internet est envisagé comme un moyen d’innover, surtout en termes de communication (90% des répondants) et de marketing (80% des répondants), mais aussi de ressources humaines (51%, en particulier pour le recrutement et l’animation interne). L’innovation sur le plan de la technologie (35%) et des produits (32%) apparaissent secondaires.

Les raisons pour lesquelles Internet n’est pas encore utilisé dans tout son potentiel sont essentiellement liées à un manque de compétences et de temps en interne pour s’y consacrer.

*Réalisée par L’Institut Sage auprès de 200 dirigeants de PME du 6 au 12 novembre 2009.

Vos commentaires (6)

  1. Agnès Weissberg

    La problèmatique du web 2.0 et de l’identité numérique doit être un sujet au coeur de la relation clients des entreprises … Avivacteurs, le e-club de la relation clients a organisé un atelier tout à fait passionnant sur ce thème le 2 février dernier ; vous pouvez trouver la présentation sur la page suivante :
    http://www.avivacteurs.fr/Le-web-2-0-miroir-aux-alouettes-ou-reelles-opportunites-de-fidelisation-Un-atelier-conference-riche-en-echanges-!_a146.html et directement sur http://www.avivacteurs.fr.
    Sujet à continuer de discuter,
    cordialement,
    Agnès Weissberg

    Répondre
  2. Beatrice MITON

    Il est certain que le niveau d’utilisation et d’optimisation d’Internet est très variable selon les PME. Mais heureusement il existe aujourd’hui un vrai réseau d’entraide sur le net et des possibilités peu couteuses pour réaliser un site et un suivi client, même basique.. Le tout est d’être convaincu de son utilité.
    Il reste du chemin à faire et c’est cela qui est passionnant!

    Répondre
  3. Christian ROBERT

    « Internet recèle un fort potentiel d’information, de connaissance… et d’innovation ! »

    Une expérience très enrichissante a eu lieu sur le Net : le « Jam »en avril 2010, avec 3 jours de débats et d’échanges non stop, pour aborder l’économie du futur avec des thématiques comme Le réseau social, la mutation de l’économie industrielle, l’innovation par les services, la révolution numérique, l’avenir de la relation client, etc…

    Brainstorming à grande échelle (sur 3 jours : 2600 articles – 700 inscrits – 600 participants
    - 250 contributeurs), l’initiative est intéressante.

    L’économie classique fait place à l’économie de l’immatériel, celle « de la connaissance, de
    l’information, du sens, des valeurs, de l’intelligence, de la créativité, du qualitatif ».
    Comme rien n’est imaginé, créé ex nihilo, il est évident que la compréhension de son environnement et la mise à jour de ses connaissances passent par ce type de veille idéelle, technologique et économique. C’est aussi cela qui permet de réfléchir sur son activité et essayer d’être pro actif.
    De nombreuses personnes s’inscrivent dans une démarche prospectiviste, c’est bien.
    Cependant, de la théorie à la pratique de fond appliquée dans les entreprises le trajet est long. En France, la mentalité c’est-à-dire les habitudes de pensée associées aux actions, on constate hélas une certaine immaturité où comme l’on se croit propriétaire et gardien de son client, il règne une opacité préjudiciable aux affaires.

    Or, Ce qui devrait illustrer « l’Esprit des entreprises » c’est l’Ethique professionnelle, celle qui vise en interne à donner une ligne de conduite juste, cohérente à ses collaborateurs.
    Et en externe, à établir des relations de confiance avec ses clients, ses fournisseurs et ses partenaires.
    Sans éthique, pas de réelle démarche collaborative.

    Il s’avère que Le mode collaboratif ne prend sens pour l’instant que dans La mode collaborative. On a évoqué la confiance pour ne pas évoquer la suspicion intrinsèque et réciproque des « faiseurs d’Economie ».
    On peut le constater entre autres, dans les différentes formes de partenariat : entre un partenariat d’Alliance où l’on vend Avec son partenaire », et un partenariat Channel où l’on vend au travers de son partenaire, la différence est de taille, les résultats aussi.

    En dépit de cela, ce qui est positif c’est la vitesse de propagation des idées sur Internet modifiant avec et malgré nous, notre grille d’interprétation du monde et de ses modèles….

    Cordialement…

    Répondre
  4. seb

    @beatrice,

    vous dites « heureusement il existe aujourd’hui un vrai réseau d’entraide sur le net et des possibilités peu couteuses pour réaliser un site et un suivi client, même basique.. Le tout est d’être convaincu de son utilité. « ,
    moi je vous réponds, que vous ne voyez que la moitie de l iceberg et surtoutvous vehiculez une mauvaise image d internet et des solutions proposées sur ce media…dire qu il existe des solutions peu cheres c est vrai…mais voila, si on demande a un garagiste de quartier de fabriquer de toute piece une ferrari avec 5000 e de budget, vous autrez surement une replique en carton de votre ferrari….autrement dit prendre qqn pour faire un site qui a de la gueule et peu le payer c est possible, mais est ce que ce site sera bien referencé, evolutif , avec possibilités de mises à jour faciles, conformes aux normes w3c, est ce que la personne fera les mises à jour? etc etc…bref…dirigerants de MPE, arretez de penser que votre neveu peut faire votre site internet comme un pro dans une optique professionnelle ca n est pas raisonnable, une presence sur internet exige beaucoup plus que de savoir faire un peu de dessin sur photoshop.. il faut donc une reelle strategie de sourcing de prestataires, un vrai budget, une vision, un objectif pour votre site et que cela soit pris réellement au serieux …

    Répondre
  5. Romain Scozzaro Rédacteur du site

    Il est évident que de se lancer sur le web nécessite un minimum d’investissement.
    On ne peut d’un côté se fixer comme objectif d’attirer du trafic et des ventes via son site et de l’autre en avoir une gestion peu soutenue.

    Si le bricolage informel peut prévaloir pour certaines situations de l’entreprise qui font appel à la capacité d’adaptation et de réaction du dirigeant, il n’en va pas de même pour un site Internet.
    Entendons-nous bien : il s’agit ici d’une vitrine, d’un canal de vente et de communication. Une plateforme qui ne répond donc pas d’une gestion « artisanale ».

    D’autant que pour être compétitif, il faut pouvoir se démarquer. Or, le temps où les entrepreneurs du net étaient très peu présents est révolu : aujourd’hui, ils sont nombreux à disposer d’un site.

    Pas autant malheureusement à disposer d’un site dynamique et opérationnel…

    Répondre

Donnez votre avis sur cet article !

Vous avez envie de contribuer à la rédaction ? Soumettre un article