A propos de l’auteur

J’ai été nommé Président de Sage en France en 2006 après avoir été successivement entrepreneur, cadre dirigeant puis Directeur Général de Sage, fonction que j’ai occupée pendant plus de 10 ans. Durant cette période, j’ai géré plus de 30 acquisitions d’entreprises dans le cadre du développement des activités de Sage. L’entreprise est ainsi passée en France de 800 collaborateurs en 1997 à plus de 2 500 aujourd’hui.

Je suis persuadé que la réussite d’une entreprise passe par la capacité de son dirigeant à questionner régulièrement ses méthodes et ses objectifs. Il doit aussi développer l’autonomie et la dimension entrepreneuriale de ses collaborateurs directs. Il apporte ainsi à l’entreprise l’agilité et la réactivité nécessaires pour répondre aux évolutions du marché.

De mon expérience de dirigeant et de repreneur, je me suis forgé une solide conviction : lors d’une reprise d’entreprise, tout commence lorsque la transaction est signée. Celle-ci n’est qu’une étape préalable à une nouvelle aventure entrepreneuriale dont l’enjeu est de taille : donner une nouvelle impulsion à une organisation pour lui permettre d’être plus performante sur son marché.

Le nouveau dirigeant doit avoir à l’esprit que les six premiers mois qui suivent la reprise peuvent correspondre à un état de grâce : les collaborateurs de l’entreprise sont plein d’espoirs et d’intérêts pour le nouveau management mais aussi dans l’attente des premières décisions. Si le dirigeant profite de son regard neuf, de sa capacité à interroger les process établis et s’il partage ses objectifs et ses méthodes tant en interne qu’avec l’écosystème de l’entreprise, il créera une grande partie des conditions de succès de la reprise. J’ai pu, au cours de mes expériences de reprise, constater la puissance de cet état de grâce pour libérer les énergies et révéler les idées neuves, sources de nouvel élan pour l’entreprise.

Pour m’écrire: p.houillon@sage.com

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